Mercredi 31 janvier 2007
Une des questions que nous pose le plus souvent Petit S. est : "C'est quatre heure ?". Je crois que c'est son moment préféré de la journée. Mais "quatre heure", dans sa petite tête, ça ne veut pas dire "trois heure + une heure", soit seize heure. Non, ça veut simplement dire : "Je mange des gâteaux".
Pourtant, c'est la croix et la bannière pour faire manger Petit S. aux repas. Il faut se battre systématiquement ou presque pour lui faire finir son assiette.
"N'en veux plus"
"Mais t'as rien mangé !"
Ou bien : "J'aime pas ça !"
"T'as déjà gouté ?"
"Non, mais j'aime pas ça !"
Le seul plat qui a l'honneur d'un : "n'en reveux !", c'est la pizza. Enfin la pizza au fromage, sans olive ni jambon ni rien d'autre, juste tomate et fromage. Avant, c'était la quiche. Maintenant c'est la pizza au fromage. Quand il entend qu'on téléphone pour une livraison à domicile, il rappelle bien fort qu'il la veut au fromage, la pizza. Il lui est même arrivé de demander au livreur si il ne s'était pas trompé de variété : "T'as bien pris la pizza au fromage, monsieur ?"
Mais pour les gâteaux, Petit S. est toujours là. Ca peut être quatre heure à tout moment de la journée. C'est déjà arrivé qu'à peine levé : "C'est quatre heure ?". En rentrant de l'école le midi : "C'est quatre heure ?". Vers cinq heure : "C'est quatre heure ?". "C'est dans combien de temps quatre heure ?". C'est maintenant ! Alors là, c'est la joie, Petit S. se précipite vers le placard à gâteaux, choisi avec un grande attention la boite, et va s'installer devant la télé pour manger. Mais il ne vaut mieux pas lui laisser la boîte, sinon elle se vide en un temps record ! "C'est tout ? Mais j'ai TRÈÈÈS faim !" et là il prend un air à faire pitié à l'Abbé Pierre. "Et bien tu mangeras bien ce soir alors." Et le soir bien sûr : "N'en veux plus..." Et c'est la guerre à nouveau...
En fait, je crois que maintenant je me venge. Quand j'étais petit, j'étais comme lui. En pire. Je trainais devant mon assiette en picorant à peine, et c'était mes parents qui me grondait. Aujourd'hui, je suis passé de l'autre côté de la barrière ! Pardon Petit S., faut pas m'en vouloir, quand tu seras grand tu feras pareil avec tes enfants !
Là, ça vient d'être quatre heure. Petit S. a choisi le paquet de boudoirs. Mais il a été déçu quand il s'est aperçu que dedans, il n'y avait pas la charlotte aux fraises en photo dessus. Les fabriquants de gâteaux, c'est quand même de sacrés arnaqueurs !
Pourtant, c'est la croix et la bannière pour faire manger Petit S. aux repas. Il faut se battre systématiquement ou presque pour lui faire finir son assiette.
"N'en veux plus"
"Mais t'as rien mangé !"
Ou bien : "J'aime pas ça !"
"T'as déjà gouté ?"
"Non, mais j'aime pas ça !"
Le seul plat qui a l'honneur d'un : "n'en reveux !", c'est la pizza. Enfin la pizza au fromage, sans olive ni jambon ni rien d'autre, juste tomate et fromage. Avant, c'était la quiche. Maintenant c'est la pizza au fromage. Quand il entend qu'on téléphone pour une livraison à domicile, il rappelle bien fort qu'il la veut au fromage, la pizza. Il lui est même arrivé de demander au livreur si il ne s'était pas trompé de variété : "T'as bien pris la pizza au fromage, monsieur ?"
Mais pour les gâteaux, Petit S. est toujours là. Ca peut être quatre heure à tout moment de la journée. C'est déjà arrivé qu'à peine levé : "C'est quatre heure ?". En rentrant de l'école le midi : "C'est quatre heure ?". Vers cinq heure : "C'est quatre heure ?". "C'est dans combien de temps quatre heure ?". C'est maintenant ! Alors là, c'est la joie, Petit S. se précipite vers le placard à gâteaux, choisi avec un grande attention la boite, et va s'installer devant la télé pour manger. Mais il ne vaut mieux pas lui laisser la boîte, sinon elle se vide en un temps record ! "C'est tout ? Mais j'ai TRÈÈÈS faim !" et là il prend un air à faire pitié à l'Abbé Pierre. "Et bien tu mangeras bien ce soir alors." Et le soir bien sûr : "N'en veux plus..." Et c'est la guerre à nouveau...
En fait, je crois que maintenant je me venge. Quand j'étais petit, j'étais comme lui. En pire. Je trainais devant mon assiette en picorant à peine, et c'était mes parents qui me grondait. Aujourd'hui, je suis passé de l'autre côté de la barrière ! Pardon Petit S., faut pas m'en vouloir, quand tu seras grand tu feras pareil avec tes enfants !
Là, ça vient d'être quatre heure. Petit S. a choisi le paquet de boudoirs. Mais il a été déçu quand il s'est aperçu que dedans, il n'y avait pas la charlotte aux fraises en photo dessus. Les fabriquants de gâteaux, c'est quand même de sacrés arnaqueurs !

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